samedi 6 avril 2013

L'étoile du canot.

Après un travail acharné qu'il faudra encore que je cinématise, nos trois hommes ont enfin préparé le canot pour la nuit :
La bateau couvert de sa bâche.
Une fois de plus, je ne résiste pas à la tentation de vous citer le passage correspondant.
   On réussit enfin à les fixer, et il ne resta plus qu'à les recouvrir de la bâche. George la déroula, et assujettit l'une de ses extrémités à la proue du canot. Harris se tint au milieu pour la prendre à George et la dérouler vers moi, et je restai à l'arrière pour la recevoir. Elle mit longtemps à m'arriver. George remplissait son rôle correctement, mais Harris était neuf à cette besogne, et il la sabotait.
   Comment il s'y prit, je l'ignore, et lui-même  est incapable de le dire, mais par quelque procédé mystérieux, il réussit, après dix minutes d'efforts surhumains, à s'emberlificoter complétement dedans. Il était entortillé si serré dans les plis de la toile qu'il ne pouvait plus se dégager. Il fit, bien entendu, des pieds et des mains pour recouvrer sa liberté, -le droit imprescriptible de tout Anglais, -et, par là même occasion (je l'ai su plus tard) il bourrait George de coups ; et alors George, tout en injuriant Harris, se mit également à faire des pieds et des mains, et lui aussi fut emberlificoté et garrotté dans la toile.
   Je ne me rendis pas compte tout de suite. Je ne comprenais rien à ce qui se passait. On m'avait dit de rester à ma place et d'attendre que la toile me parvînt, et je restais, Montmorency à mon côté, solide au poste. Nous voyions bien que la toile avait des soubresauts et des remous violents ; mais nous crûmes que cela faisait partie de la maneouvre, et ne nous mêlâmes de rien.
   Beaucoup de gros mots étouffés nous arrivaient aussi, mais, nous figurant que nos compagnons trouvaient simplement l'ouvrage ennuyeux, nous résolûmes d'attendre pour intervenir que les choses eussent pris une allure plus normale.
   Nous attendîmes assez longtemps, et l'embrouillamini ne faisait que croître ; à la fin, la tête de George jaillit au-dessus du bordage et parla. Elle dit :
   "Donnez donc un coup de main, sacré fainéant ; vous restez là comme une momie empaillée, alors que nous sommes en train d'étouffer, vous le voyez bien, tête de bois !"
   Je n'ai jamais su résister à un appel au secours ; j'allai donc les dégager. Et il n'était que temps, car Harris avait déjà la figure bleue.
Trois Hommes dans un bateau, Jerome K. Jerome, chapitre X, traduction DR.

vendredi 29 mars 2013

Ordinarrateur.

La solution de facilité, lorsqu'on adapte un roman écrit au passé simple (ou au preterit, pour être plus exact), c'est d'employer un narrateur. Si cette solution est rependue, c'est qu'elle a ses qualités. Mon petit jeu ne se prétendant pas original (c'est juste un point & click dans les règles de l'art inspiré d'un roman populaire du siècle dernier), il comportera donc son narrateur, que voilà :
La bouche ouverte figée fait un peu ridicule, mais J. l'est un peu aussi donc bon.
Je griserai sûrement un peu plus le fond quand j'aurai réuni suffisamment de volonté. Mais là je n'en trouve plus du tout, je ne sais pas où j'ai bien pu la mettre ?

samedi 23 mars 2013

Les arceaux ronds.

Il est grand temps de mettre en place les arceaux trouvés la semaine dernière.

Et hop ! Les arceaux mis en place.
Les plus observateurs d'entre vous repéreront aussi un nouveau curseur de souris, que j'ai mis en place cette semaine.
Mais je m’aperçois qu'il reste des passages du Chapitre X que je ne vous ai pas encore spoliés. Il faut vite remédier à ça:
   Nous prîmes les arceaux, pour les emboîter dans les mortaises. Vous imaginez que c'est là un travail inoffensif ; mais lorsque j'y repense, je trouve miraculeux que l'un de nous soit encore vivant pour faire ce récit. C'étaient de vrais démons - ces arceaux. D'abord, il refusèrent de s'emboîter dans leurs mortaises, et il nous fallut les y contraindre à coups de talon, et les marteler au moyen de la gaffe. Puis, une fois ajustés, on découvrit que ce n'étaient pas les arceaux destinés à ces mortaises-là, et il fallut les retirer.
    Mais ils refusèrent de sortir ; et quand deux d'entre nous eurent bataillé avec eux pendant cinq minutes, ils jaillirent brusquement, dans l'intention de nous faire tomber à l'eau et de nous noyer. Ils étaient articulés par le milieu, et lorsqu'on ne les regardaient pas, ces articulations vous pinçaient aux endroits sensibles du corps ; et, tandis que nous luttions avec un côté de l'arceau, et nous efforcions de le persuader de faire son devoir, l'autre moitié vous arrivait par derrière, en traitre, et vous tapait sur le crâne.
 Trois Hommes dans un bateau, Jerome K. Jerome, chapitre X, traduction DR.

Je réfléchis encore sur la façon d'implémenter tout ça. Sous forme d'une cinématique animée ? Mais dans ce cas la démo n'est vraiment pas prête de voir le jour... Je vais pencher plutôt sur une solution de facilité (narrateur + bruitages).
Et Sauron n'était pas un lézard. :-)

vendredi 15 mars 2013

L'objet trouvé.

L'hideuse icône de l'objet précédemment trouvé.
Grosse semaine pour moi, donc corollairement petite semaine pour le jeu. La semaine dernière, nous avons trouvé cinq arceaux nécessaires au dressage d'une toile sur la barque. Voici ces cinq arceaux réunis, tels qu'ils apparaitront dans l'inventaire du joueur.
Oui, je sais, ils sont très moches.
Les traces marron derrière ne sont pas ce que vous pensez, mais juste l'ombre des arceaux. C'est pour faire joli. Si, si.

Héhé, j'ai deux objets !

samedi 9 mars 2013

L'objet de ce message est caché.

Je poursuis lentement mais sûrement l'avancée de mon petit jeu. Cette semaine j'ai en particulier réalisé un petit module, qui m'a permis d'en apprendre plus sur le langage de script d'AGS. Mais j'ai aussi continué mon travail sur la deuxième room du chapitre X.
Arriverez-vous à retrouver les cinq objets cachés dans le décors ?
Pour l'instant, c'est surtout la façade qui est en place. Il faut que je code les interactions maintenant (c'est la partie que je préfère :D ).